• L'industrie, le talon d’Achille de la "start-up nation" de Macron

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    La French Tech est décidément un monde enchanté en ce début d’année. Les start-ups sont désormais 26 en France à posséder le titre de licornes. L’an passé, elles ont levé un montant total de 12 milliards et la nouvelle année n’a pas freiné cette dynamique bien au contraire. Depuis début janvier, la France possède 5 nouvelles licornes et les montants annoncés pour les levées de fonds des jeunes pousses tricolores sont astronomiques. Forcément, personne ne boudera son plaisir. Et pourtant…

    Derrière l'euphorie, une réalité…

    Pourtant derrière ces chiffres flatteurs se cache une réalité : la grande majorité de ces champions opère dans le numérique, la finance ou encore le commerce en ligne, à l’instar d’Alan (assurance), backmarket (e-commerce) ou Ivalua (logiciel). A l’exception d’Exotec, un fabricant de robots intelligents pour les entrepôts, aucun ne provient de l’industrie. Si la French Tech se porte à merveille, le constat est pourtant limpide : les start-up industrielles peinent à séduire les investisseurs.

    Pourtant à l’approche de la présidentielle d’avril prochain et depuis des années d’ailleurs, les discours évoquant la souveraineté industrielle et la désindustrialisation chronique de notre pays sont omniprésents. C’est un mal récurrent et la French Tech n’y échappe pas…

    Pourtant, une condition sine qua non pour favoriser la croissance de toutes les startups qui ont besoin d'industrialiser leur production.

    Le gouvernement en a fait un objectif majeur !

    En réaction à ce constat et pour pallier ce manque de champions français dans l'industrie, le gouvernement a présenté la semaine dernière un plan de 2,3 milliards d’euros sur cinq ans pour favoriser le développement des startups industrielles, avec pour objectif de contribuer à la réindustrialisation du pays. 

    Il y aurait une autre raison à ces difficultés. Les startups industrielles auraient souvent besoin d’investissements plus importants que leurs homologues purement numériques, et les fonds d’investissements sont souvent plus frileux pour miser sur elles d’après l’entourage de Cédric O le secrétaire d’État au numérique.

    A l’instar de l’objectif de 25 licornes pour 2025, objectif annoncé pour Emmanuel Macron en 2019. Le gouvernement s’est fixé un objectif ambitieux de 100 nouveaux sites industriels en France chaque année, contre 84 sur l’année 2021, selon les chiffres du cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l’Industrie. Parmi les jeunes pousses industrielles qui symbolisent cette nouvelle industrialisation, on compte notamment Ynsect et Innovafeed (production de protéines à base d’insectes), Afyren (chimie bio-sourcée, alternative au pétrole), Iten (micro-batteries)…

    En parallèle de ces investissements et des créations de fonds pour aider les jeunes pousses industrielles, un dispositif d’accompagnement spécialement conçu pour répondre à ces problématiques va voir le jour. Il aidera ces start-ups dans leur parcours administratif, notamment pour tous les problèmes et ils sont nombreux liés à l’implantation physique, autorisations administratives entre autres…

    On espère la réussite de l’ensemble de la French Tech va aussi se matérialiser pour les jeunes pousses industrielles.



    https://www.maddyness.com/2022/01/19/plan-financement-startups-industrie/