• L’aéroport du futur vient de voir le jour à Lyon

  • Card image cap
    Avec une simple application, il est désormais possible de passer toutes les étapes de sécurité de l’aéroport en toute sérénité sans sortir sa pièce d’identité et son billet.

    C’est une première mondiale proposée par VINCI Airports à ses passagers, l’enrôlement biométrique des voyageurs via un smartphone et à distance leur permet de bénéficier d’un parcours fluide et sans contact, de la création de leur identité de voyageur jusqu’à l’embarquement. Véritable sésame utilisé à toutes les étapes du parcours, le visage du passager est enregistré depuis chez lui sur l’application Mona. Grâce à cet enrôlement sécurisé préalable, le voyageur n’a plus à présenter son document de voyage à l’aéroport.


    La reconnaissance faciale pour éviter l’attente dans l’aéroport


    Lors du premier voyage effectué, une authentification de la pièce d’identité sera réalisée. Ensuite, voyageurs et voyageuses pourront passer toutes les étapes, de l’enregistrement des bagages à l’embarquement sans avoir à sortir le moindre papier d’identité ou même une carte d’embarquement. Les usagers bénéficieront de files dédiées, identiques aux files Premium, dont les portiques s’ouvriront grâce à la reconnaissance faciale. “En moyenne, cette solution fera gagner 30 minutes à chaque passager”, précise Valérie Vesque-Jeancard, directrice déléguée France et Amériques de VINCI Airports.

    Cette solution a été autorisée en France par La CNIL et la DGAC (direction générale de l’aviation civil). “Une fois que l’avion a décollé, les informations sur le vol sont effacées. L’enrôlement personnel, c’est-à-dire la corrélation entre la photo et le passeport de l’utilisateur, est conservé sur le téléphone uniquement” , détaille Nicolas Notebaert. 

    Cette solution précise et fiable de gestion de l’identité mise au point par IDEMIA et RESA assure au voyageur un passage rapide à chaque point de contrôle.

     

    Un choix stratégique en période de pandémie


    Fluidifier le trafic dans les aéroports et limiter le nombre de contact est clé pour endiguer la pandémie.

    « La situation actuelle nous oblige à repenser l’accueil des voyageurs et leurs interactions avec les agents et les équipements. Cette expérimentation biométrique en cours à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry est le fruit d’une coopération industrielle française qui place la haute technologie au service des enjeux sanitaires et économiques actuels. Nous démontrons ici la possibilité d’effectuer un parcours passager complet sans contact, sans transmission de documents de la main à la main, tout en améliorant la fiabilité et la sécurité du processus. » souligne Renaud WILLARD, Directeur Général, RESA.

    “L’expérience client et l’environnement sont les deux piliers de l’aviation du futur”. C’est pourquoi le groupe a choisi de se lancer sur les technologies biométriques, mais pas que. Ainsi, les aéroports opérés par VINCI Airports « préparent activement leurs infrastructures, leurs process et leurs métiers à accueillir les avions de demain, à la motorisation électrique ou hydrogène », conclut le directeur général.

     

    Vinci en faveur de l’innovation dans les aéroports


    Mona est lancé en avant-première avec les compagnies aériennes Transavia et TAP pour les vols vers le Portugal. “Ce démarrage à Lyon, nous le faisons comme toujours avec la force de notre réseau. Choisir le Portugal comme première destination est porteur de sens. Vinci Airports contribue ainsi à la ré-ouverture durable des frontières. La prochaine étape, c’est bien sûr de déployer Mona au Portugal et ensuite ailleurs sur notre réseau, notamment à Lisbonne, qui est aussi l’un de nos centres d’excellence pour l’innovation”, précise Anne Le Bour, directrice de la communication et de l’innovation chez VINCI Airports. 

    VINCI Airports opère 45 aéroports dans 12 pays différents où l’opérateur compte bien déployer Mona. “Notre méthode d’innovation a toujours consisté à expérimenter au niveau local avant une diffusion plus globale” , révèle Anne Le Bour. Si la CNIL et la DGAC ont donné leur accord pour une utilisation en France, il faudra maintenant démontrer aux autres États l’intérêt et la sécurité de cette application comme solution d’authentification dans leurs aéroports. Mais c’est “le rôle d’un groupe comme le nôtre que de pousser de nouvelles idées, grâce à une intelligence mondiale fortement ancrée sur le terrain ” , ajoute Nicolas Notebaert, président de Vinci Airports.